L’allaitement maternel peut être une source de préoccupation chez certaines futures femmes, étant donné les complications et les défis biologiques qu’il implique.

Je vois de plus en plus de mères allaitantes qui se tournent vers un nouveau type d’aliment présent sur le marché qui présente un profil riche en macros et en nutriments essentiels nécessaires pour produire un volume sain et suffisant de lait. Cet aliment, ou plutôt, ce superaliment est appelé spiruline.

Mais cette super algue verte est-elle sans danger pendant l’allaitement ?

Elle pourrait bien l’être, mais son efficacité et sa non-toxicité dépendent en majeure partie du choix de la source. Je vais vous donner plus d’informations sur la relation entre spiruline et allaitement maternel.

Pourquoi la spiruline pendant l’allaitement maternel ?

Les algues spirulina sont riches en protéines et en antioxydants, deux éléments essentiels dans la période qui suit immédiatement la grossesse. La vitamine B est un autre de ses constituants principaux. La couleur verte quant à elle témoigne de sa teneur en chlorophylle et en phycocyanine.

Voici quelques avantages de la spiruline pendant l’allaitement :

  • Sa teneur en protéine, une bonne spiruline peut contenir jusque 65 % de protéines. On y retrouve l’acide gamma linolénique et les acides aminés, qui ont tous deux des effets anti-inflammatoires.
  • Son taux en chlorophylle, qui, présente dans ce type d’algues prend soin des toxines dans le sang, elle joue également vers un rôle de booster pour le système immunitaire du corps.
  • La réserve en fer biodisponible est par ailleurs forte intéressante pour toutes mamans, elle aide à lutter contre l’anémie, une maladie communément diagnostiquée chez les nouvelles mères, sans constiper pour autant.
  • Les autres nutriments contenus dans la spiruline sont la thiamine, le nicotinamide, la riboflavine, l’acide folique, la pyridoxine et les vitamines C, D, E et A. On détecte aussi des traces de cuivre, zinc, calcium, phosphore, potassium, chrome, manganèse, sodium sous des formes biodisponibles.
  • Les protéines libérées de la spiruline peuvent être utilisées dans le corps.
  • Les métaux lourds et les éléments toxiques sont éliminés du corps lorsqu’ils se combinent avec la spiruline.
  • Lorsqu’elle est prise en conjonction avec un régime d’entraînement, elle peut accélérer la combustion des graisses, ce que beaucoup d’entre nous visent à la suite de l’accouchement.
  • Une série d’études suggèrent que la spiruline se combine avec les isotopes radioactifs dans le corps. Elle pourrait avoir des résultats positifs dans les cas de radiothérapie et d’expositions semblables.

Cependant, certaines institutions nationales de santé déclarent qu’on n’en sait pas encore assez sur l’utilisation de ces algues bleues pendant la grossesse et l’allaitement maternel, elles invitent donc à demeurer prudente et d’en éviter toute utilisation.

D’autres en revanche la préconisent pour les femmes qui allaitent, notamment en raison de sa teneur élevée en protéines, en fer naturel et de sa richesse en acides aminés. Les nutriments fournis par la spiruline au corps sont intéressants, particulièrement en période de grossesse.

L’algue aiderait le système de défense immunitaire à lutter contre les maladies transmissibles au moment de l’allaitement alors que le corps se remet tout juste de la douleur de la naissance.

Spiruline et danger

La plupart des mères se demandent si elles peuvent prendre de la spiruline pendant l’allaitement. Ne commencez pas à prendre de la spiruline avant d’avoir consulté un médecin, car elle pourrait être dangereuse dans les circonstances suivantes :

  • Les algues ne conviennent pas aux personnes atteintes de phénylcétonurie (PKU), car elles ne peuvent pas métaboliser l’acide aminé phénylalanine, que la spiruline contient en grande quantité.
  • La spiruline est également nocive pour les personnes atteintes de maladies auto-immunes, comme la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus.
  • Parfois mal cultivée (ou mal séchée), la spiruline peut accumuler des toxines et des métaux comme le mercure et s’avérer contre-productive

Au sujet de l’allaitement, la nutritionniste Laurence Plumey déclare :

« par rapport au problème d’iode, il est conseillé aux femmes enceintes d’éviter de consommer des algues. Pour les femmes qui allaitent, l’iode va passer dans son lait, et pour le bébé c’est très bien. Le problème se pose davantage pour la femme enceinte, car on ne va plus maîtriser les apports d’iode. Et pour le fœtus, il faut être prudent. C’est la seule contre-indication en dehors des pathologies de la thyroïde et de l’allergie à l’iode. »

Conseils de consommation :

  • Un médecin est la meilleure personne pour vous conseiller sur l’utilisation de la spiruline. S’il vous suggère de le consommer, choisissez un produit organique sans nitrate.
  • La spiruline en poudre peut être mélangée à des smoothies de légumes. La dose moyenne de spiruline ne doit pas dépasser deux cuillères à café par jour.
  • Il va sans dire que vous devez choisir avec minutie votre pot de super algue, tâchez de les prendre ecocertifiées

Et vous, quel est votre point de vue sur la spiruline pendant l’allaitement ? Faites-nous le savoir dans la section commentaires.

Sources :